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Le Réseau des ressourceries du Québec a été créé à la suite du Sommet sur l'Emploi et l'Économie de 1996 et à la recommandation du Bureau d'Audiences Publiques sur l'Environnement. Constitué légalement en 1997 comme organisme à but non lucratif (ONBL), il adhère aux orientations du Plan d'action québécois sur la gestion des matières résiduelles 1998-20081 et souscrit à ses objectifs. Afin d'accroître la viabilité environnementale, sociale et économique de ses membres, il s'est doté d'un cadre d'accréditation fondé sur les valeurs et les principes de l'économie sociale. Actuellement, le réseau regroupe une trentaine d'organismes présents dans 13 des 17 régions administratives du Québec. Ces entreprises d'économie sociale vouées à la protection de l'environnement et à la création d'emplois durables ont créés ou conservés, en l'an 2000, plus de 250 emplois et transformés plus de 20 000 tonnes de matières résiduelles en ressources. Ce noyau permet d'envisager un avenir prometteur où le Québec pourra consolider son expertise dans ce domaine et même l'exporter, comme en font foi des ententes en ce sens ratifiées avec la France et le Chili. Une ressourcerie est un centre environnemental et communautaire de récupération, réparation, réutilisation, recyclage et compostage qui favorise la réinsertion de matières secondaires dans les circuits de consommation et de production locaux, par des activités d'éducation, de traitement et de revente des produits. La ressourcerie comporte un volet important consacré à l'éducation environnementale, axée notamment sur la promotion de comportements individuels et collectifs de réduction à la source. De plus, les ressourceries sont actives dans la réintégration sociale, l'adaptation et la formation de la main-d'uvre, tout en visant la création d'emplois viables. La ressourcerie se présente donc comme un centre de référence en matière de récupération et de valorisation dont l'action varie en fonction des possibilités offertes et des besoins locaux. Ouverte tant aux résidus résidentiels, commerciaux qu'industriels, elle rassemble et établit des partenariats avec l'ensemble des intervenants du milieu, groupes communautaires, artisans, secteur privé et dirigeants municipaux.
Grand projet de société, le Plan d'action
québécois sur la gestion des matières
résiduelles 1998-2008, rendu public en septembre
1998, s'attaque à ce défi en fixant pour objectif
la mise en valeur de 65 % des matières résiduelles
récupérables annuellement d'ici 2008. Source
: http://www.menv.gouv.qc.ca/ministere/orientation1999/matieres.htm
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